HUMIDITÉ ASCENSIONNELLE

Origine de l’humidité ascensionnelle (également appelée remontée capillaire)

En cas d’absence ou de défaillance d’une membrane d’étanchéité à la base d’un mur, les matériaux de construction en contact avec l’eau ou le sol humide sont soumis à une remontée capillaire.

image 2La migration d’eau par remontée capillaire se caractérise par un % d’eau maximum à la source (bas de mur), avec une diminution progressive de cette teneur en eau de bas en haut pour atteindre une valeur minimale (d’équilibre) à environ un mètre de hauteur.

L’importance de la remontée capillaire dans un mur va dépendre:

  • des matériaux concernés,
  • de l’épaisseur des murs et de leur teneur en sels,
  • de la porosité globale,
  • du taux d’évaporation potentiel.

 

image 1image 3image 4En effet, les matériaux utilisés en maçonnerie (briques, pierres ou mortier) comportent tous dans leur masse des petits vides que l’on dénomme «pores». Le volume total de ces pores constitue la porosité totale des matériaux.

Toutes les maçonneries traditionnelles en contact direct avec le sol sont sujettes à ce phénomène, même si elles sont constituées de moellons ou de blocs de matériaux très peu poreux (pierre bleues, porphyre, galets silicieux…). Dans ce cas, c’est le mortier de construction qui fait office de milieu de propagation.

Des remontées capillaires peuvent également exister dans des cloisons, murs intérieurs reposants sur des chapes, de mortier ou de bétons humides.

Une maçonnerie en contact avec une source d’eau, fonctionne comme une pompe, un buvard, une éponge!

LeLes dégâts causés sont d’ordre:

  • esthétique (souillures, décollements, dégradation des finitions),
  • énergétique (isolation thermique),
  • allergique (moisissures).

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Extrait de la NIT 210 du C.S.T.C (Centre Scientifique et Technique de la Construction) de décembre 1998: tableau récapitulatif des techniques d’intervention.

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Pathologies

image 11L’humidité ascensionnelle s’identifie le plus souvent par:

  • des joints, mortiers ou briques dégradés dans le bas des murs,
  • la présence, à l’extérieur de mousses dans le bas des murs,
  • une forte humidité de l’air généralisée à l’intérieur du logement,
  • la présence de moisissures et/ou champignons (taches noires et colorées) dans le bas des murs,
  • la présence de sels blanchâtres sur les murs et/ou décollement des papiers peints et finition (bas des murs)
  • des enduits de plafonnage décollés (son creux) dans le bas des murs,
  • l’humidité de la majorité des murs sur 0,5 à 1,5 m de haut.


Signes d’intervention antérieurs

L’humidité ascensionnelle dans les maisons anciennes, se détecte aussi par la présence de:

  • soubassements enduits et/ou goudronnés,
  • lambrissage ou enduit au ciment extérieur,
  • cimentage et/ou papier de plomb ou aluminium à l’intérieur

Pour l’utilisateur, et vu le grand nombre de produits existants, 3 options peuvent être envisagées:

  • Hydrofuge de masse n’ayant pas fait l’objet d’essais par un organisme extérieur reconnu.

Le fabriquant formule un produit et le distribue directement sur le marché. Aucune certitude n’existe quant aux performances réelles du produit proposé et il est impossible de faire une quelconque comparaison avec d’autres produits.

  • Hydrofuge de masse avec rapport C.S.T.C. (Centre Scientifique et Technique de la Construction).

cstc logoLe fabricant formule un produit et le soumet au C.S.T.C. pour l’élaboration d’un rapport d’efficacité (comparatifs entre plusieurs produits).
La procédure d’essais du C.S.T.C. est standardisée et se réalise sur des blocs manufacturés silico-calcaires, afin de mesurer la réduction de l’absorption capillaire et la migration dans le matériau à des taux d’humidité de 40, 60 et 80%. Tous les rapports du C.S.T.C. sont basés sur des procédures d’essais communes et les résultats peuvent donc aisément être comparés. Les rapports du C.S.T.C. servent également de base technique à l’octroi d’agréments délivrés dans ce domaine par l’UBATc (Union belge pour l’agrément technique dans la construction). Le produit obtient ensuite un classement de A à F.

Le rapport C.S.T.C. reprend les résultats d’essais obtenus à l’aide d’un produit, il ne veut pas forcément dire que le produit est performant. Nous vous conseillons dès lors d’analyser attentivement le rapport récapitulatif se trouvant à la 5e page du rapport.

  • Hydrofuge de masse possédant un agrément technique officiel (UBATc) avec certification.

atg logoSeul un produit possédant un Agrément Technique (ATG) émanant de l’Union Belge pour l’Agrément Technique dans la Construction, garantit les performances optimales du produit commercialisé et sa constance de fabrication sur base de prélèvements réguliers en usine effectués par SECO et des analyses de conformité. Les performances de ces produits ne dépendent pas uniquement de la teneur en matières actives (extrait sec) mais également de leur qualité.

image 12Extrait de la NIT 210 du C.S.T.C (Centre Scientifique et Technique de la Construction) de décembre 1998: efficacité de quelques formulations susceptibles d’être injectées dans les maçonneries humides en briques de terre cuite.

Les produits à tendance «bouches-pores» ont des difficultés de migration dans les matériaux humides, des effets secondaires néfastes, et/ou des performances insuffisantes. Tandis que les produits à tendance «hydrophobe» réduisent les énergies superficielles des pores et capillaires des matériaux et les rendent répulsifs à l’eau.

 

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Ce tableau résume les enseignements d’une trentaine d’années de recherches, de suivis de chantiers, et de contacts avec les milieux concernés en Belgique et à l’étranger. Il met en évidence la meilleure efficacité des solutions à base de siloxanes par rapport aux solutions aqueuses siliconates, surtout en cas de:

  • murs fort humides;
  • concentration de sels importantes;
  • maçonnerie épaisse.

L’injection d’un hydrofuge de masse, dans un support, provoque une réduction de la tension superficielle de ce dernier, et entraîne ainsi un effet répulsif à l’eau.

Traitement des remontées capillaires par le procédé «TECHNICHEM»

La société TECHNICHEM fabrique et préconise depuis plus de 20 ans, les produits destinés à lutter contre le problème de remontée capillaire dans les maçonneries, par le procédé d’injection de résines hydrophobes.

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Nous préconisons exclusivement la technique d’intervention «Injection de produits hydrophobes» (voir tableau du C.S.T.C. ci-dessus, p. 61 Techniques d’intervention pour le traitement de l’humidité ascensionnelle).

Ce procédé consiste à créer par injection une coupure anticapillaire dans toute l’épaisseur des murs.

La zone de murs traitée (bas de murs) est rendue définitivement non mouillable et bloque toute migration d’eau par capillarité de bas en haut.

 

 

image 16image 17 frL’efficacité du traitement est conditionnée par:

  • la qualité des forages: (emplacement, espacement et profondeur des trous);
  • la qualité des produits injectés;
  • la maîtrise de l’injection: (contrôle des quantités injectées par compteur de passage);
  • la continuité de la barrière anti-capillaire.

Caractéristiques des produits et choix du produit Technichem
Nous fabriquons uniquement comme produits d’injection, des silicones oligomères, tels que repris au tableau C.S.T.C. précité.

 

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Les constatations et les mesures visant à localiser et à quantifier l’humidité dans un bâtiment ont pour but direct de mettre en évidence les causes potentielles et de définir des traitements adéquats. Le tableau ci-dessous reprend les principaux éléments à prendre en considération lors du relevé des causes potentielles des dégâts rencontrés.

Les appareils de mesures permettent une approche rapide des problèmes et constituent un outil indispensable à tout diagnostic.

Bien que les valeurs mesurées par ces appareils soient souvent des valeurs relatives, elles participent très efficacement à l’établissement du diagnostic et au suivi de l’assèchement du mur.

La migration d’eau par remontée capillaire se caractérise par un % d’eau maximum à la source (bas de mur), avec une diminution progressive de cette teneur en eau de bas en haut pour atteindre une valeur minimale (d’équilibre) à environ un mètre de hauteur.

Notons qu’en présence de quantités importantes de sels dans les murs, on constate des mesures importantes au niveau du front supérieur de la remontée capillaire.

Ces appareils sont complémentaires et présentent chacun leurs particularités.

E201 Hygromètre Mini

  • mesures du % d’eau par résistivité électrique;
  • l’appareil est simple, robuste et bon marché;
  • la méthode est non destructive et rapide;
  • les mesures sont influencées par la présence de sels et sont surtout comparatives.

E202 Hygromaster

  • détermination du point de rosée/ condensation

E203 Hygromètre Surveymaster SM

  • mesures du % d’eau par résistivité ou capacitance;
  • l’appareil est simple et robuste;
  • la méthode est non destructive et rapide;
  • les mesures sont influencées par la présence de sels et sont surtout comparatives.

E207 Bombe à Carbure

  • mesures par réaction chimique entre le carbure de calcium et l’humidité contenue dans un échantillon prélevé;
  • méthode simple et très précise, conseillée pour les chantiers diffi ciles et les suivis de l’évolution de séchage des murs.

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{Mise en oeuvre du procédé}

Préparation des murs à injecter

  • Dégager la partie du mur concernée par l’injection;
  • Enlever les plinthes, les radiateurs et les éléments sanitaires gênant le travail;
  • Protection des sols, murs et autres éléments pouvant être souillés par le produit d’injection;
  • L’élimination de l’enduit intérieur est conseillée (mais pas obligatoire) ce qui permet d’accélérer le séchage du mur et d’éliminer la partie de l’enduit la plus contaminée par les sels (voir section B200). Dans ce cas, celui-ci doit être éliminé à 40-50 cm au dessus de la frange d’humidité;
  • Traitement et réparation des dégradations de la maçonnerie.

Remarque

  • Dans le cas de non-élimination de l’enduit contaminé, celuici risque de se décoller et de tomber pendant la période de séchage;
  • De plus la présence de sels dans ces enduits les rend très hygroscopiques ce qui crée des zones humides lorsque le taux d’humidité relatif de l’air est élevé et ce, malgré un blocage complet de l’humidité ascensionnelle, et des murs dans la masse.

Réalisation des injections

  • Les travaux d’injection seront toujours réalisés à un niveau supérieur ou égal à celui des terres en contact avec les maçonneries et au-dessus du niveau du sol fini à l’intérieur.
  • Il faut toujours veiller à ce que l’enduit ne touche pas le sol. Dans le cas d’un contact entre l’enduit et le sol, il risque d’y avoir un contournement de la barrière, par l’eau, qui va à son tour migrer dans l’enduit et provoquer de nouveaux dégâts.
  • 48 h après l’injection la barrière est efficace. L’humidité contenue dans les murs après traitement va s’évaporer progressivement, entre 6 et 12 mois et plus, suivant la teneur en eau, la porosité et l’épaisseur des murs, le type de chauffage, de ventilation, et les conditions climatiques. On constatera des poussées de sels plus importantes pendant la phase d’assèchement.

image 19 frCas général

  • Forer dans le bas du mur horizontalement ou légèrement en oblique des trous de 12 à 14 mm de diamètre, distants de 10 à 15 cm et profonds de 3/4 au 4/5 de l’épaisseur du mur;
  • Les trous seront forés de préférence dans les joints (mortier) et alignés plus ou moins horizontalement;
  • Injecter le produit à basse pression via le «Compteur de Passage» de manière à répartir uniformément dans le mur 1,5 à 2,5 litre par mètre linéaire par 10 cm d’épaisseur de mur (les consommations pour le Technisil MS Hydro Cream sont différentes (voir B103));
  • Travailler avec des pressions aussi basses que possible et si le débit du produit d’injection est trop faible, augmenter progressivement la pression.

Cas particuliers

image 20Murs épais

  • Pour les murs supérieurs à 60 cm d’épaisseur on doit effectuer les forages des deux côtés.

    Pour les traitements d’un seul côté, le forage et l’injection sont réalisés en deux phases.

 

 

image 21Murs partiellement enterrés
(le niveau des terres extérieures est supérieur au niveau intérieur)

  • La barrière horizontale est réalisée 10 cm au dessus du niveau des terres;
  • En dessous de cette barrière horizontale; on sature en masse la partie du mur en contact avec les terres en forant des trous en quinconce distants de 15–30 cm de manière à répartir 1,5 à 2,5 l de produit d’injection par m2 par 10 cm d’épaisseur de mur à traiter.

Attention: le fait d’effectuer une injection de masse dans un mur enterré le rend non-mouillable, mais n’empêche pas les infiltrations d’eau, par les trous, les fissures, etc... C’est pour cela qu’il est le plus souvent conseillé de décaper la partie enterrée du mur, d’effectuer une réfection des joints, un traitement de conversion des sels hygroscopiques, et finir par l’application d’une résine époxy («cuvelage léger»). Pour plus de renseignements sur le traitement des murs enterrés, veuillez consulter la section B300.

image 22Murs en pierres naturelles

  • Les forages sont réalisés dans les joints le plus près possible du sol en cas de moellons très durs. Pour les blocs et moellons plus tendres on forera suivant un alignement horizontal.

 

 

image 23Murs en briques

  • Les forages sont réalisés dans le premier joint horizontal à partir du sol et espacés de 10 à 15 cm maximum.

 

 

 

image 24 frMur traité en contact avec un mur non traité

  • Prévoir une barrière verticale entre le mur traité et le mur non traité, sur une hauteur de 1,5 à 2 mètres.

 

 

 

 

image 25 frMurs intérieurs avec cave ou vides sanitaires ventilés

  • La zone de blocage d’humidité ascensionnelle peut être réalisée à trois niveaux différents en fonction des zones de murs que l’on  désire protéger, (choisir le niveau le plus bas possible en fonction des possibilités d’accès et du niveau des terres extérieures).

 

 

Quantité de produit à injecter

En règle générale, il faut injecter 1,5 à 2,5 litre par mètre courant (linéaire) par 10 cm d’épaisseur de mur (les consommations pour le Technisil MS Hydro Cream sont différentes, voir section B103).
Exemple: Pour un mur de 1 mètre de long et de 40 cm d’épaisseur, il faut injecter (1,5 l à 2,5 l x 4) 6 à 10 l de produit par mètre linéaire. Si vous effectuez un trou tous les 10 cm, vous devez injecter 0,6 à 1 litre par trou.


Le matériel d’injection du procédé TECHNICHEM se compose:

  • d’un système de mise sous pression du produit d’injection soit à l’aide d’une cuve, soit à l’aide d’une pompe à membrane, ou à piston. (Pression entre 0.5 et 1.5 bars);
  • d’un compteur de passage permettant de contrôler directement les quantités injectées, par trous, et en fin de travail;
  • d’un injecteur spécial muni d’un embout assurant l’étanchéité et le non retour du produit.

image41Compteur de passageimage42E101 TECHNIFLOW DUALimage43E103 KIT D'INJECTION DIGITALimage45E102 TECHNISPRAY 10image46Pistolet TECHNISIL MS HYDRO CREAM

Produit fabriqué par TECHNICHEM S.A.
La fiche de données de sécurité est disponible sur demande pour les professionnels, sur le site Internet www.publichem.com

Tous les renseignements diffusés dans ce document le sont à titre de simple information, sans reconnaissance préjudiciable ni aucune garantie autre que celle pouvant découler de la vente de nos produits, dans les limites de nos conditions générales.
Les utilisateurs doivent toujours se référer aux dernières publications de nos fiches techniques, dont une copie peut être obtenue sur simple demande.

TECHNICHEM sa: ZI de Fleurus, rue Fontenelle, 25 - 6240 Farciennes - BE427.233.233 - RCC 145796
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